COMMENT TRAITER LES REMONTÉES CAPILLAIRES ?
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Niveau de difficulté : Expert

Temps : selon chantier

Outillage : membrane de protection

 

Le phénomène des remontées capillaires fait partie des pathologies du bâtiment les plus destructrices. Ce phénomène s'explique par le contact direct des parois enterrées (fondations, murs de cave) avec l’eau présente dans le sol. Cette dernière imprègne la maçonnerie et grimpe par capillarité naturelle, jusqu’à pouvoir s’évaporer à l’air libre. Sa vitesse de progression est proportionnelle à la teneur en eau du sol et à la qualité des matériaux de construction. Il est donc nécessaire d'étanchéifier cette maçonnerie enterrée pour parer à tout problème d’humidité.

  • Comment identifier les remontées ?

    L’humidité contenue dans le sol remonte dans les maçonneries poreuses, puis s'évapore lorsqu'elle atteint l'air libre. Cette évaporation s’effectue toujours sur la face du mur la plus chaude (A). L’usage d’un enduit de façade étanche accentue le phénomène (B). Ajouter un revêtement imperméable dans la pièce a pour effet de détériorer les revêtements et d’étendre la zone humide à l’étage supérieur (C).

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  • Comment prévenir les risques de remontées capillaires ?

    Sur terrain drainant, il est possible d’appliquer un bitume de fondation, un enduit bitumeux à froid, poser une membrane de protection de soubassement… Une membrane thermofusible prévient du ruissellement des eaux de pluie en cas de terrain pentu. Sur un terrain rétenteur d’eau (argileux), il faut associer l’imperméabilisation des fondations avec un système de drainage. 

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Conseils 

 

A savoir !

Lors du déroulement du diagnostic humidité d’une maison, de nombreux symptômes sont identifiables à l’œil nu par un professionnel. Mais pour une expertise objective, il doit compléter ses observations de mesures et d'analyses. L’inspection s’effectue de la cave au grenier, en utilisant  un équipement spécifique (humidimètre, calculateur de point de rosée…). Par ailleurs, des échantillons peuvent être prélevés et analysés sur place à l’aide d’un laboratoire mobile. À la suite de son examen, l’expert remet un rapport complet détaillant les relevés et analyses, précisant les risques pour la construction et les habitants, ainsi que la préconisation de traitement adapté. Certaines sociétés d’expertise technique des bâtiments sont assermentées et offrent toutes les garanties d’indépendance.

 

Pour aller plus loin

La construction moderne est en principe protégée par la norme NF P 10.202 (ex-DTU 20.1) qui impose, depuis janvier 1961, des coupures de capillarité pour les « ouvrages en maçonneries traditionnelles  ». L’opération implique la mise à nue des parois enterrées ; elle fait partie des règles de conception édictées dans la profession.

 

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