COMMENT CHOISIR UNE PEINTURE D'INTÉRIEURE ?
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Le marché de la peinture d’intérieur propose une offre pléthorique, avec une multiplicité de références et de labels. Il n’est pas toujours simple de s’y retrouver entre les diverses formulations, les qualités techniques et d’aspect, les critères économiques…  Tâchons d’y voir plus clair.

 

 

  • Les composants utilisés

    La classification des peintures se fait principalement en fonction de leurs liants, des résines naturelles ou synthétiques qui en constituent la base. Ces substances durcissent et se fixent au support à mesure que le solvant utilisé s’évapore. Celui-ci peut être de l’eau (phase aqueuse), un hydrocarbure d’origine pétrolière (white-spirit) ou végétale (essence de pin, de térébenthine balsamique, extraits d’agrumes…). Il permet d’obtenir la bonne viscosité, facilite l’application de la peinture et améliore sa stabilité au stockage. Le solvant mêle aux liants les charges et les pigments qui déterminent les caractéristiques techniques (niveau de protection, couleur, opacité…) et l’aspect de finition (mat, satiné, brillant) du produit. D’autres substances peuvent être ajoutées pour améliorer ou modifier ses propriétés : antirouille, antisalissures, anti-UV, fongicide, insecticide, hydrofuge, plastifiant, etc.

     

     

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  • Le règne des peintures à l’eau

    La nécessité de réduire les émissions de COV a favorisé l’emploi des peintures en phase aqueuse (diluables à l’eau) à la place des formulations solvantées (white-spirit…). Toutefois, on utilise encore des laques et des peintures techniques glycérophtaliques pour la qualité de leur rendu et leur haute résistance.

    • Les acryliques, appelées aussi « émulsions » ou « latex », sont agréables à appliquer et sèchent rapidement. Peu odorantes, ces peintures ne dégagent pas les vapeurs entêtantes des glycérophtaliques.

    Les alkydes sont des émulsions qui utilisent les mêmes liants que les glycérophtaliques.  Elles offrent le rendement, la résistance, la facilité d’entretien des peintures solvantées, le séchage rapide et l’aspect pratique des acryliques. Le nettoyage à l’eau des outils est un vrai confort.

    • Les vinyliques, élastiques et adhérentes, sont des peintures relativement grasses bien que diluables à l’eau. Elles sèchent vite en surface mais mettent plus de temps que les autres pour durcir à cœur. À cause d’un pouvoir couvrant assez moyen, il faut souvent multiplier les couches pour obtenir un bon résultat. Pour toutes ces raisons, on les cantonne de plus en plus au rôle de sous-couche sur les supports absorbants ou poreux.

     

     

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    Peintures bio, light ou naturelles

    Elles ne sont pas forcément diluables à l’eau et inodores. Plusieurs utilisent des solvants végétaux très entêtants, comme l’essence de térébenthine. Mais leurs composants sont dans l’ensemble peu impactants pour la santé et l’environnement, sans être totalement inoffensifs.

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À noter :

Certaines acryliques ont reçu l’Ecolabel européen ou le label NF Environnement, qui garantissent l’absence de métaux lourds, mais pas celles de substances nocives, dans les produits. De leur côté, les peintures certifiées naturelles contiennent obligatoirement 95 %, au minimum, de matières premières renouvelables et biodégradables.

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